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Pourquoi prendre soin de soi est aussi difficile?

Dernière mise à jour : 18 avr. 2023

Pourquoi prendre soin de soi est aussi difficile ? qu’est ce qui nous freine dans cette démarche pourtant si salutaire et nécessaire que représente le fait d'être un bon parent pour soi-même?

Alors que nous sommes toutes et tous en tant qu’adulte techniquement habilités à prendre soin de nous-même, pourquoi ressentons-nous de la honte et sommes autant gênés dès que nous « avouons » - comme si nous avions commis une faute impardonnable!?- avoir pensé d'abord à nous-même et pris soin de nous-même? Pourquoi nous sentons-nous mal lorsque nous nous sommes accordés du temps pour nous, du repos ou lorsque nous nous accordons la priorité dans certaines situations ? Pourquoi est-ce que s’occuper des autres est plus facile que de s'occuper de soi-même ?


Le spectre de l’égoïsme : quand conserver inconsciemment une définition erronée nous empêche d’avancer …

Prendre soin de soi, une injonction à la mode de plus en plus répandue, et notamment à travers les conseils des pros du développement personnel qui a le vent en poupe ces dernières années. Prendre soin de soi, c’est facile à dire, et ça parait si évident…pourquoi est-ce aussi compliqué à mettre en pratique ?

Que l’on soit croyant ou non, ne sous-estimons pas l’impact de la pensée moralisatrice chrétienne, ancrée dans les mémoires de l’inconscient collectif depuis des siècles. Prendre soin de soi est souvent confondu avec "ne penser qu'à soi", voire "être obnubilé par soi", allant de paire avec l'idée que nous n'aimerions de ce fait pas les autres, et donc que ceux qui prennent soin d'eux désobéissent à certains commandements religieux fondements de nos valeurs morales. A l'image de Jésus, la religion a ancré dans nos mémoires les vertus des martyrs, ces héros capables de se sacrifier au profit des autres, comme Jésus pour sauver le monde, une image idéalisée de ce que serait une "bonne personne", image d'Épinal qui a la peau dure depuis des siècles. Qu’on adhère ou pas à la religion, on reste malgré tout sensibles à certains messages qui orientent à notre insu nos croyances et nos comportements d'occidentaux. Parler de sexualité par exemple, met encore beaucoup de gens mal à l’aise. : On peut tout à fait penser en surface que la sexualité est une bonne chose, tout en adhérant encore sans le savoir à cette idéologie judéo-chrétienne selon laquelle le sexe, c’est péché.

De la même façon, de nombreuses personnes ignorant la vraie définition du mot égoïsme continuent de croire qu’une personne qui pense à elle est une personne qui ne pense qu’à elle, quelqu’un qui se regarde le nombril, un individualiste, qui serait étranger à tout esprit de solidarité, donc un individu amoral… personne n’a envie d’être cette personne-là!

Prendre soin de soi-même la conscience tranquille tant qu’on cautionne encore de près ou de loin cette fausse définition de l’égoïsme est impossible...


L'égoïsme, en réalité, c'est quoi?

Est égoïste toute personne qui se décharge de ses propres responsabilités sur le dos des autres, attendant constamment que les autres s’occupent d’elle et remplissent ses besoins à sa place. L’égoïsme chez un adulte découle de son immaturité affective. Un adulte qui ne sait pas s’occuper correctement de lui-même aura automatiquement un comportement égoïste.


Dire "Oui" aux autres à condition de ne pas dire "Non" à soi-même...


Prendre soin de soi, c’est prendre la responsabilité de sa propre vie et c’est donc tout le contraire de l’égoïsme. Tant pis si les gens autour ne comprennent pas. L’essentiel c’est de le savoir au fond de soi afin de pouvoir enfin travailler au bon endroit. Savoir se rappeler aussi lorsqu'on re-doute de se tromper de priorité qu’il s’agit là pour l’humanité en péril à l'heure actuelle d’accomplir un acte écologique sur le plan humain aussi utile et nécessaire pour la planète que trier ses déchets…


Penser à soi d'abord est ce qui nous permet d'aider vraiment les autres ensuite lorsqu'ils demandent notre aide!

Prendre soin de soi ne fait pas de nous un être égoïste, au contraire, c'est ce qui va nous permettre de pouvoir encore mieux prendre soin des autres après, car comment soutenir efficacement quelqu'un lorsque nous sommes nous-mêmes vidés et épuisés?


La peur de l’exclusion sociale :

Prendre soin de soin nous apporte de nombreux bénéfices parmi lesquels comptent la souveraineté et la liberté. Oui, prendre soin de nous-même est ce qui nous rend libres et souverains…tout ce que la société patriarcale institutionnelle déteste, en somme !


Dans une culture qui ne valorise principalement que l’action (le faire) et la possession (l’avoir), une société qui ne jure que par le rendement, l’efficacité et la productivité humaine, une société dans laquelle l’être est nié, où nous n’existons et ne sommes valorisé par les autres qu’à travers une fonction, une utilité, celui ou celle qui est suffisamment libre et qui a le courage de dire non lorsqu’il s’agit de s’occuper des besoins et des problèmes de la collectivité, au profit d’elle-même…prend le risque de se faire exclure du groupe. Voilà sans doute pourquoi, avec ou sans enfant, nous entretenons tous plus ou moins cette idée inconsciente que pour être « quelqu’un » dans ce monde, on doit être père et mère dans l’âme avant d’être homme et femme…Pour appartenir au groupe social, on doit s'identifier à une fonction pour être respectable: voici le message implicite répandu dans notre culture. Les personnes libres et puissantes, on s'en méfie...Parce qu’un homme ou qu’une femme libre qui prend soin de son être en remplissant ses propres besoins est par définition insaisissable, inexploitable et n’est plus manipulable. On ne peut pas s'en servir, on ne peut pas le soumettre ni le compromettre! La femme ou l’homme libre intérieurement se retrouve souvent au niveau de son fonctionnement en décalage avec cette société remplie de bons pères et de bonnes mères pour les autres, de bons citoyens « soldats » sauveurs, prévisibles, obéissants et rassurants qui ne s’autorisent jamais à dire non pour ne pas se retrouver exclus du clan institutionnel dans lequel on a établit nos repères, sur lequel on a fondé notre sécurité, notre valeur aussi parfois, clan à travers lequel on se définit et auquel on s’accroche inconsciemment.

Les autres, nos amis, notre famille, notre entourage sont tous d'accord, lorsque nous allons mal, pour qu'on se sente mieux, mais pas au point de devenir trop libre et trop puissant non plus...faut pas déconner...!

Bien souvent, si je fais passer les besoins des autres avant les miens, ce n'est pas comme je veux le croire et le faire croire "parce que je suis une bonne personne, altruiste qui aime les autres", c'est surtout parce que je ne crois tellement pas en ma valeur d'être que je pense qu'il est impossible d'être aimé des autres si je ne leur suis d'aucune utilité, si je ne représente aucune fonction à leurs yeux et ne leur apporte rien. Je m'occupe donc souvent des autres avant moi-même avant-tout pour m'assurer de ne pas être rejeté par eux.

Bien souvent, il est facile d'observer lorsqu'on se met en route en direction de notre puissance et de notre liberté, que celles et ceux qui nous dissuadent d'avancer et nous cassent parfois même dans nos élans sont celles et ceux qui jusqu'à présent nous utilisaient pour leur bénéfice personnel. Nous croyons à tort qu'être utile à quelqu'un, le sauver, c'est l'aimer alors que l'aimer vraiment, c'est tout le contraire. Aimer vraiment l'autre consistera à être présent, être à l'écoute mais aussi à le laisser lui-même gérer sa misère...Aimer quelqu'un c'est lui offrir l'espace d'être, libre d'être et d'aller lui-même trouver les ressources dont il a besoin pour grandir intérieurement. Aimer l'autre, c'est le laisser libre avant toute chose, ne pas avoir de projets pour lui et certainement pas "s'en servir"...


Seule la vérité nous rendra libres!


Voici 2 des principaux obstacles à la réalisation de soi, 2 craintes souvent inconscientes qui nous bloquent dans notre parcours de guérison et dans cet élan pourtant si vital de retour à soi et de responsabilisation de soi-même…n'hésitez pas à commenter ce post si vous en voyez d'autres...!


Pour aller plus loin, je vous recommande la lecture de ce livre incroyable :« Être une mère pour soi-même, devenir une femme libre et puissante. » de l’auteure et coach américaine Bethany Webster, présenté par Fabrice Midal, aux éditions Robert Laffont paru le 26 janvier 2023.

Toutes les infos sur les stages que je propose sur ces sujets en présentiel sous forme de mini-retraites spirituelles à Vézelay dès le 30 juin prochain et/ou par zoom en soirée mensuelle dès le 5 mai prochain. Toutes les infos sur la page d'accueil de ce site mis à jour chaque début de mois:)


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